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Comment retrouver le sourire !

bonheur

Le mois de septembre est le mois de la rentrée et la plupart des travailleurs reviennent à leur rythme de travail, souvent endiablé, laissé avant la période de vacances.

Effectivement, le retour au travail automnal est synonyme avec « broue dans le toupette ».
Nous sommes rapidement débordés et surchargés, voir même angoissés.
Bref, nous devons retrouver le sourire et se reposer malgré les nombreuses tâches.
Le magazine « Jobboom » nous propose ici 5 astuces pour retrouver son calme au boulot.
Bon retour au travail à tous!
http://www.jobboom.com/carriere/cinq-trucs-pour-retrouver-le-calme-au-travail/

Philippe Dionne
Conseiller en emploi


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Les bons plans pour augmenter son pouvoir d’achat !

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Faites des économies dans 5 grands pôles de dépenses…

Le logement…
Vous pouvez rentabiliser d’avantage votre logement en le sous-louant pendant vos vacances ou simplement en louant une chambre inoccupée de votre habitation via des sites comme « viahabitation.com » ou « exchangeo.com ».
Mais encore, Surfez sur la mode du Couchsurfing : un hébergement chez l’habitant bon marché ! Pensez également à l’échange de maison pour vos vacances ! Allez voir : « trocmaison.com »

L’alimentation
Sélectionner des supermarchés à des prix raisonnables : comparez les prix ! Choisissez des marques de distributeurs : moins onéreuses ! Nous vous conseillons également de vous procurer des produits frais directement chez les producteurs, souvent moins chers et de bonne qualité.

Le transport
Utilisez les transport en commun : plus économique, plus écologique et pratique !
N’oubliez pas le covoiturage, qui vous permet de voyager pas cher mais aussi de rencontrer des gens qui vous feront partager leurs expériences… Consultez amigoexpress.com ou allostop-quebec.com ! Ou encore l’auto partage sur communauto.com : vous pouvez  louer une voiture à un particulier plutôt que d’avoir recours à une agence de location ou à l’achat d’une voiture.

L’habillement
De nombreuses alternatives s’offrent à vous en terme de vêtements… Vous pouvez vous tourner vers l’achat ou la vente de vêtements d’occasion, ou même l’échange d’article, d’accessoires… Sans oublier les ventes privées sur internet comme beyongtherack.com qui vous permet d’acquérir de  vêtements de grandes marques à petit prix !

La vie quotidienne
Préférez emprunter des livres à la bibliothèque plutôt que d’en acheter.
Utilisez des échantillons offerts en pharmacie, ou lors de vos nombreux achats…
Procurez-vous des coupons de réduction sur le site groupon.ca notamment !
Comparez les offres et les prix avant vos achats : vous pouvez utiliser le site internet : meilleurprix.ca qui compare les prix en informatique et en électronique, mais encore shopbot.ca élu comparateur de prix préféré des québécois !
N’hésitez pas à allez consulter les avis des consommateurs sur différents blogs ou réseaux sociaux…

Consultez l’article… 

DSCN8215Clémence Royer, Animatrice de communauté virtuelle clemence.royer@cjecc.org | http://www.cjecc.org 8500, Boulevard Henri-Bourassa | Québec, QC | G1G 5X1 Téléphone: 418.623.3300 | Télécopieur: 418.623.3340
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La petite histoire d’une grande passion

enfant_peintureVoici l’histoire bien réelle de Madame P.

Madame P a toujours aimé les enfants. Son choix d’études n’a pas été compliqué. Elle savait qu’elle étudierait en enseignement préscolaire et primaire à l’université.

Avec monsieur G, son amoureux, ils savaient déjà à cette époque qu’ils désiraient une grande famille.

À sa sortie de l’université, Madame P attendait déjà son premier enfant et a commencé à garder les enfants de ses voisins. De fil en aiguille, elle ouvrit sa propre garderie et continua d’agrandir sa famille.

Madame P et Monsieur G sont aujourd’hui les heureux parents de 6 merveilleux enfants. Mais la passion de madame P pour les enfants ne s’arrêtait pas là. Elle a pendant près de 20 ans, accompagnée, éduquée, réconfortée des dizaines d’enfants qui ont eu la chance d’entrer dans son univers.

Madame P est une passionnée et elle a fait de cette passion son univers, son métier ses choix de vie. Elle a écouté son cœur et a suivi vers où il la guidait. C’est d’ailleurs ce qui m’a attiré chez elle lors de notre première rencontre. Madame P allait plus loin dans son rôle que ce à quoi on s’attendait. Elle s’impliquait auprès de chaque enfant qui passait chez elle comme si c’était le sien. Elle s’émouvait devant un enfant qui faisait ses premiers pas et s’inquiétait pour celui qui ne parlait pas. Elle a été, pour chacun de ces enfants, une deuxième maman et leur a donné le meilleur d’elle-même.

Cette histoire, c’est en fait la petite histoire d’une grande dame qui a suivi sa passion pour les enfants et en a fait sa vie. Bien sûr, comme tout le monde, Madame P a vécu des hauts et des bas dans sa vie, des remises en questions aussi. La vie, comme elle dit, est plus complexe qu’elle n’y parait. Tout n’est pas parfait, mais l’important est d’apprendre à bien se connaitre afin de faire des choix qui nous ressemblent même si ces choix ne vont pas dans le sens de ce qui est socialement valorisé.

En ce début d’année 2013, je souhaite que cette histoire bien réelle sache vous inspirer. Les passions ne sont pas toujours là où on le croit et il n’est pas nécessaire que ce soit flamboyant pour porter le nom de passion. En fait, par définition la passion est l’intérêt vif que l’on porte à un sujet. Trouvez ce sujet et voyez comment il peut faire parti de votre vie. Je vous souhaite donc, cette année, de retrouver votre cœur d’enfant et de voir où cela vous mènera.

Bonne année 2013 à tous et à toutes!

DSCN8215Nadine Chouinard, Conseillère en gestion de carrière nadine.chouinard@cjecc.org | http://www.cjecc.org 8500, Boulevard Henri-Bourassa | Québec, QC | G1G 5X1 Téléphone: 418.623.3300 | Télécopieur: 418.623.3340
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La psychothérapie: un temps et un espace pour Soi dans le tourbillon de la vie.

J’ai le goût de vous partager comment la psychothérapie est entrée dans ma vie et surtout comment elle a été un merveilleux cadeau. Laissez-moi vous raconter mon histoire…

Je m’appelle Sara et j’ai vingt ans. Je suis à l’Université et j’étudie la psychologie. J’aime ça, mais je nourris tellement de doutes sur la vie, sur moi que je ne suis pas sûre d’y arriver. Je suis d’une telle exigence envers moi-même que juste de le nommer et je me sens étouffée. J’ai des amis précieux dans ma vie sur lesquels je peux compter. Des amis qui sont là pour moi, qui sont à l’écoute, mais je n’ose plus les déranger avec les mêmes choses qui reviennent et reviennent encore de peur qu’ils se tannent et qu’ils ne veulent plus de moi. J’ai une bonne famille aussi. Elle est aimante, serviable avec de bonnes valeurs, mais avec laquelle je ne me sens pas proche. Étienne est aussi dans ma vie depuis 6 ans. Étienne… il était mon meilleur ami, mon amoureux, mon âme sœur. J’emploie le passé, car c’est impossible nous deux. Même si c’est dur de me l’avouer, la toune de U2 : I can’t live with or without you illustre parfaitement l’illusion et le contre-courant de notre relation. On dirait que c’est la goutte de trop. À force de graviter autour de lui, à investir de mon temps, de mon énergie, de mes espoirs, de mon amour, de mes projets à deux, j’en suis venue à en perdre mes propres repères. Je suis qui moi sans lui? J’aspire à quoi? Je me sens perdue, seule, éparpillée et j’ai peur.

Peu de temps après ma rupture, mon père, j’habite chez mes parents, dépassé et triste de me voir avoir tant de peine me dit, les yeux et le cœur plein d’amour : il y a juste toi Sara qui ne croit pas en toi. Et, à ce moment précis, devant tant de vérité difficile à absorber, toutes les fibres de mon corps se sont mises à vibrer et j’ai laissé ma colère, émotion plus tolérable à vivre que ma vulnérabilité, exploser et je l’ai projetée avec force sur mon père. Je lui ai dis que je ne voulais plus lui parler. Après un temps, mon père, dans sa ténacité, sa sagesse et son amour est revenu à la charge et m’a dit que si j’en éprouvais le besoin, il était prêt à m’aider à ce que je trouve une personne pour m’aider. C’est un des plus beaux cadeaux qu’il m’ait offert.

J’ai eu la chance de trouver une personne disponible, ouverte, douce qui m’accueillait dans tout ce que j’étais : dans mon imperfection, dans mes peurs, dans mes limites, dans mon intensité, dans mes émotions, dans mes jugements à propos des autres et vis-à-vis moi-même, bref, dans mon humanitude. J’ai trouvé les bonnes conditions pour être totalement moi-même, c’est-à-dire un climat d’acceptation inconditionnelle qui m’a permis de faire confiance, parce que je ne me sentais pas jugée, de comprendre comment je m’étais construite, comment je m’étais protégée et comment certains de mes mécanismes m’ayant été utiles dans le passé, sont maintenant nuisibles et m’empêchent même d’avancer, de croire en moi et d’être fière de moi.

Aujourd’hui, à 30 ans, je suis maman et je peux dire que je suis heureuse. C’est certain qu’il y a encore des vagues, des thèmes fragiles, des scénarios inachevés dans mon enfance qui se rejouent dans le présent, des peurs aussi. La différence d’avant ma psychothérapie?  Je prends la vague et je vis les émotions qui ne demandent qu’à sortir plutôt que de les éviter, j’affirme davantage mes besoins en prenant des risques, je me protège et prends soin de moi, j’établis des limites claires en me respectant.  Je suis loin d’être parfaite et il y a des thèmes qui resteront plus fragiles que d’autres toute ma vie. Telles les rides sur mon visage qui racontent mieux que moi mon histoire, ce sont les soins apportés à mes propres blessures, à mes manques qui m’ont poussée à me choisir et à devenir qui je suis.

Des Sara il y en a tout plein. En partie ou en totalité. Parfois on attend d’être frappé par un mur : une mauvaise nouvelle, une séparation, l’annonce d’une maladie, la perte de quelqu’un ou de quelque chose comme un emploi, un rêve, de l’espoir… d’autres fois ce sont des décisions à prendre qui nous incitent à nous confronter, des situations de vie imprévues, des crises, des peurs comme celles d’avancer, de foncer, de ne pas être à la hauteur, d’être rejeté.  Peu importe l’événement déclencheur qui nous pousse à rechercher de l’aide, nous voulons tous nous sortir du sentiment de souffrance et d’impuissance qui nous habite et qui prend souvent toute la place.

La psychothérapie est donc une occasion d’obtenir un accompagnement, une main chaleureuse dans le regard neuf que nous portons sur Soi et d’acquérir de précieux outils pour être en mesure de nous accompagner nous-mêmes dans cette belle histoire qu’est notre vie….

Aujourd’hui je me choisis….

Motifs qui peuvent t’amener à consulter en psychothérapie?

  • Anxiété / Stress;
  • Épuisement professionnel, dépression, troubles de l’humeur;
  • Recherche d’équilibre de vie;
  • Difficultés dans l’affirmation de soi et dans la capacité de mettre tes limites;
  • Questions relatives à l’identité;
  • Faible estime de soi;
  • Problèmes relationnels, de communication;
  • Des enjeux du passé se rejouent dans le présent et influencent la réalisation de ton projet socioprofessionnel;
  • Gestion des émotions négatives (frustrations, colère);
  • Déficit d’attention avec ou sans hyperactivité;
  • Troubles d’adaptation ou épreuves importantes comme le deuil, la séparation ou la perte d’un être cher ;
  • Recherche d’un sens à la vie.

Quels sont les avantages d’un suivi en psychothérapie?

  • Obtenir une écoute et un climat d’acceptation inconditionnelle, sans critique, sans  jugement et dans le respect : être vu, entendu et reconnu dans ton expérience, dans l’ici et maintenant.
  • Obtenir un temps et un espace pour nommer les émotions ressenties, normaliser ce qui est vécu, permettre un arrêt pour bien identifier ce que tu vis.
  •  Être accompagné dans un contexte de vie difficile, pour surmonter un deuil, une séparation ou la perte d’un être cher.
  • Obtenir des outils pour vivre des relations interpersonnelles plus satisfaisantes et nourrissantes.
  • Développer une meilleure estime de soi, reprendre du pouvoir sur ta vie et soutenir ta vitalité.
  •  Obtenir un apaisement du stress, des tensions et retrouver ton énergie.
  • Développer une meilleure gestion de tes émotions négatives
  •  Obtenir une meilleure conscientisation des enjeux du passé qui se rejouent dans le présent et qui freinent tes démarches personnelles et professionnelles.

Pour de plus amples informations concernant le projet LOTUS (service d’accueil et d’éveil de soi) au Carrefour jeunesse-emploi Charlesbourg-Chauveau, veuillez contacter Karine Diamond.

Karine Diamond, Conseillère d’orientation/Psychothérapeute karine.diamond@cjecc.org  | www.cjecc.org 8500, Boulevard Henri-Bourassa | Québec, QC |  G1G 5X1 Téléphone: 418.623.3300 | Télécopieur: 418.623.3340


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Réussir pour qui, Pourquoi?

Réussir pour qui? Un texte de Bernard Rivière inspirant à souhait qui fait réfléchir et remet les choses en perspective. Si vous êtes présentement entrain de vous interroger sur le sens de votre vie, je vous invite fortement à lire ce qui suit. Ce texte ne pourra faire autrement que de vous renvoyer à l’essentiel.

Bonne lecture!

Fondement de la carriérologie et conception de l’homme

Je suis particulièrement préoccupé par des questions qui touchent les principes, les fondements et le choix de valeurs qui sous-tendent un projet de vie. De ce fait, ma réflexion en ce qui concerne se fonde sur une conception de l’homme qui va plus loin que la simple question de son intégration dans un espace professionnel/social.  L’analyse du rôle, de la nature, de la place de l’individu en relation avec ce que l’on nomme une croissance personnelle par le biais d’un projet de vie par extension renvoie implicitement et explicitement à divers enjeux quant au développement de la personne et quant à sa finalité.  Il faut être vigilant, vis-à-vis, une éducation dite orientante et envers les finalités que l’économie, par le biais du marché du travail, impose à l’individu en regard de son insertion socio/professionnelle. Il s’agit ainsi, de mettre l’accent sur une analyse critique permettant de mettre à jour les propositions idéologiques de la réussite qui masquent des déterminations socio-économiques dont les intérêts échappent aux citoyens

 

Devenir quelqu’un au prix de sa propre réalisation

En ce qui concerne cette conférence, ma première inclination du moins, fut de penser à livrer les résultats de mes recherches… Mais une parole intérieure me disait : As-tu vraiment envie de faire cela…? Est-ce que cela a du sens ? Est-ce cohérent avec le thème de la Semaine ? Oui, réussir pour qui et pourquoi ? Cette question nous ramène à soi. Sommes-nous entrain de réussir notre vie ? Notre vie a-t-elle un sens? Se pencher sur sa propre réussite n’est pas évident. Je repensais à certains étudiants rencontrés en counseling qui voulaient en particulier devenir Quelqu’un. J’ai repensé à mon rythme de travail actuel. À ma famille, à mes enfants ? Qu’est-ce que réussir ? Parler de réussite, n’est guère évident. Une bonne façon d’éluder la question serait de l’intellectualiser, la rationaliser : quelles sont les causes de la réussite ? Quels sont les barèmes de la réussite ?  Quelles sont les conditions de la réussite ?  Quelle est la situation de la réussite ?  Combien de personnes sont en situation de réussite ?  La réussite a-t-elle un sexe ?  La réussite a-t-elle un genre ?  À quel âge survient la réussite ?  De quelle profession découle la réussite ? De quelle nationalité est la réussite ? Combien gagne la personne qui réussit?  Parler de réussite renvoie à notre quotidien, à notre intimité, à notre vie de tous les jours, à notre façon d’être en contact.  La réussite en ce sens participe de plusieurs dimensions  : affectives, intellectuelles, corporelles, et matérielles.

Le désir des autres

Depuis notre enfance, nous sommes bombardés par les désirs des autres, par le goût des autres, les goûts à la mode, ce qui fait tendance, l’air du temps, les croyances imposées, les intégrismes de tout acabit. En tant que psychologue et conseiller d’orientation, je crois qu’un bon nombre de pathologies, viennent de notre soumission aux désirs des autres, une soumission qui s’encre dès l’enfance.  Tout petit, on apprend que pour conserver nos liens avec ceux qu’on aime ou de qui l’on dépend, on doit consentir à leurs désirs, lesquels peuvent dans certains cas aller jusqu’à l’abus. Mon but, ici, n’est pas de faire un exposé sur les pathologies familiales mais, de démontrer qu’à force de consentir aux désirs des autres, on finit par ne plus se sentir soi-même, se perdre de vue, être à côté de ses souliers.

Être ou avoir

Être à côté de ses souliers, c’est quelquefois être atteint par le syndrome de la médaille d’or, vouloir monter sur le podium, rouler en Porsche, c’est sortir avec la plus jolie de la classe, avec l’homme le plus riche ou celui ou celle qui va nous procurer le plus d’excitation, ou cartes de visites.  Je l’aime parce qu’il a un loft, un bateau, un avion, parce qu’il a du pouvoir, il a de l’argent même si cet être, est incapable de tendresse ou d’intimité. Il veut du ‹‹ cash ›› et pourra me mettre à l’abri des vicissitudes existentielles et hélas aussi à l’abri de découvrir qui je suis et aussi l’abri du risque de réaliser mes propres désirs.  Ou encore, il faut que je sorte avec Natacha parce qu’elle est très en vue et ce faisant, j’aurai l’admiration des copains. Dans cette optique, il faut donc se trouver un travail, une carrière qui puisse nous procurer tel ou tel objet.  Alors, on se dit : ‹‹si je veux de la considération, de l’amour, de l’estime, il faut que je fasse ceci ou cela, il faut que je devienne ceci et l’on décide de devenir important pour les autres, de se forcer pour les autres, pour certains faire un Ph.D. être en représentation dans divers colloques»

Pour tout ça, on fait du temps supplémentaire, on mange vite, on court, on baise sans aimer, on travaille à temps plein tout en étudiant, les études deviennent plus un effort d’organisation que d’érudition et un bon jour on s’aperçoit que l’on gagne sa vie sans trop savoir laquelle.

Qu’est ce que réussir?

Alors qu’est-ce que réussir? Amélie Poulain réussit-elle mieux sa vie que Mme Thatcher ? Madame Dumouchel de la 7ième avenue qui a élevé seule ses 5 enfants, a-t-elle moins bien réussie sa vie que Monty qui gagne plusieurs millions par années ou Brad Pitt ou Céline Dion?  Pour beaucoup réussir sa vie, c’est devenir riche, être puissant, pouvoir acheter sans calculer.  La réussite alors se conjugue plus avec le verbe avoir qu’avec que le verbe être.  Pour certain, il est bien d’être important alors qu’il serait important avant tout d’être bien.  Au plan clinique, je peux vous dire que plusieurs ont des échecs parce qu’ils cherchent la réussite à n’importe quel prix, au détriment des autres aussi.  Réussir fait partie de la rectitude politique actuelle.  À l’époque de la performance, de l’excellence, ne pas réussir s’associe au manque d’aptitude, au manque de volonté, au manque de colonne vertébrale.  Alors, je continue à donner l’image de la réussite, le couple réussi, le célibataire réussi, le professionnel réussi.  Je me dois de jouer le héros ou rien ne m’atteint.  Je veux bien paraître.  Je m’efforce d’être le parent parfait, l’amant parfait, le petit garçon parfait, la petite fille parfaite, la femme parfaite, le mari parfait, comme dans le film American Beauty.  Pas trop d’émotions, pas trop de risques, prudence, logique, rationalité et bien parlé.  Plus je réussis, plus je me perds de vue.  À force de faire semblant, je deviens quelqu’un d’autre et un jour, je suis comme ce vieux professeur du film de Bergman, qui au moment de recevoir les honneurs d’une carrière bien remplie s’aperçoit qu’il n’a pas pris le temps de cueillir les fraises sauvages et à sa mort, il se dit que sa vie fut un grand bien perdu, parce qu’il ne l’a pas eue comme il l’aurait voulue.  Il fut comme ce vieil intellectuel du livre d’Hermann Hesse, Le loup des steppes, à qui une jeune femme, dit : “et depuis toutes ces années, vous n’avez jamais pris le temps de danser”.  Cela me fait aussi penser aussi au film Passage, où l’on demande si vous aviez un souvenir à apporter pour l’éternité que serait-il ? Je vous recommande cet exercice…  Nous sommes dans une société impitoyable où ne pas réussir est suspect comme demander de l’aide est synonyme de faiblesse et de dysfonction.  Se réussir soi semble moins important que les performances tapageuses et les succès spectaculaires.  Il semble qu’actuellement l’atteinte d’un idéal spirituel, éthique, culturel et social importe moins que les performances exprimées en termes d’argent, de prestige ou de pouvoir. Au plan international, cela correspond à la destruction des peuples, au saccage de la planète.  On confond réussite et richesse.  Les jeunes sont aux prises avec ce genre de représentations. Lorsque j’étais conseiller d’orientation, plusieurs me demandaient la liste des métiers rares et payants, devenir : riche et célèbre, travailler pour la croisière s’amuse, devenir un espion comme James Bond, devenir champion de skate, devenir vedette de cinéma, etc.  

Ainsi l’échec souscrit à des représentations de la réussite qui ne sont pas les nôtres. 

Je fus religiologue, coopérant, célibataire, psychologue, professeur, je me suis marié quelques fois sans signer de papier. Je connais l’Amérique, l’Europe, l’Afrique et Rimouski… J’ai publié quelques livres. J’ai eu mes quinze minutes de gloire : journaux, télévision. Prix de la ministre de l’éducation, Prix de l’Ordre et pourtant je tournais à l’intérieur de moi, je m’enlisais dans des champs de ruine, je ne parvenais pas à sortir. Le temps passait, je le perdais. Et moi, toujours à errer entre les décombres de mes vieilles croyances, les décombres du sexe, du social. Et par chance, je tombe gravement malade : Insuffisance rénale sévère, quinze heures par semaine en dyalise, regarder son sang tourner 78 fois dans la machine, s’apercevoir qu’aucune de nos médaille ne me permet d’avoir plus de considération que les plus jeunes de la salle. Que les trois lettres au bout de mon nom n’a aucune signification ici. Alors me vient cette pensée : quand on est pas assez, on est souvent de trop, mais la suffisance n’est pas une solution. La maladie est une bonne boussole. Il en est de bonnes et de moins bonnes, une Glomérulonéphrite est une bonne boussole avec elle, le temps devient incertain, maintenant on calcule mieux, je me rends compte que l’argent : peut acheter une maison, mais pas un foyer; peut acheter un lit, mais pas le sommeil; peut acheter une horloge, mais pas le temps : peut acheter un livre, mais pas la connaissance ; peut acheter une position, mais pas le respect, peut acheter du sexe, mais pas l’amour, peut acheter un I Pad, mais pas la l’intimité, peut payer le médecin, mais pas la santé, peut acheter du sang, mais pas la vie. Alors trouver un nouveau sens, un projet de vie, je voyage autour de ma chaise. Comment vivre, malgré la maladie. Je ne crois plus à ce rein, je me décourage, sans le savoir je déprime, je n’apporte plus mon télé avertisseur avec moi. Je le laisse négligemment dans la voiture.

Et puis le téléphone sonne, un rein providentiel. Je pleure. Je ne veux plus gaspiller mes heures, je n’y arrive pas toujours, j’aimerai aller plus droit, mais je prends encore des chemins de traverse

Aujourd’hui, je me questionne sur ma réussite ce qui nous ramène à l’essentiel. Je voudrais me rappeler de tout et pourtant j’ai la mémoire courte. Il faut encore que je me méfie de mon moi-même.

Alors, bien me nourrir, bien me reposer, bien me loger, me sentir en sécurité, avoir des liens significatifs suffit. Je poursuis ma légende personnelle Au delà de moi, je suis à l’écoute de l’autre. Trop longtemps, je me suis laisse pervertir par l’envie,  mes souffrances narcissiques, le prestige des autres, de tel ou tel service, dans tel ou tel produit, de telle université, la réussite peut être une randonnée, une collection de timbres, une activité de bricolage, une sortie de pêche, du bénévolat, un engagement collectif.

Wilhem Reich disait : ‹‹ Tu es grand petit homme quand tu exerces amoureusement ton métier, quand tu t’adonnes avec joie à la décoration, à ton activité de semeur, tu es grand quand tu trouves ton plaisir dans le ciel bleu, dans le chevreuil, dans la rosée, dans la musique, dans la danse, dans tes enfants qui grandissent… (Écoute petit homme, Payot, p.150).

Bref, la réussite est tout ce qui contribue à un épanouissement personnel et idéalement vers un engagement collectif.

L’important, c’est de trouver un lieu de réalisation et je crois que cet objectif dure toute la vie. Sur le plan collectif, cela devient un principe écologique,  c’est être du côté de la qualité de la vie, être du côté de la vie.

Aussi comme l’exprimait très bien Bruno Bettelheim sur le sens du travail :

“ Le choix d’un travail ne devrait pas être dû à la commodité, au hasard, à l’opportunisme mais, résulter, de la conception que nous avons de notre épanouissement individuel dans le monde actuel, afin que le produit de notre activité, tout en étant objectivement utile, exprime également notre idéal personnel” 

L’auteur :

Bernard Rivière est professeur de counseling dans les programmes du baccalauréat de développement de carrière et de la maîtrise en carriérologie à l’Université du Québec à Montréal.  Au plan de la recherche, il s’intéresse particulièrement aux représentations sociales de la réussite et aux problématiques du décrochage et de l’insertion socioprofessionnelle chez les jeunes. Il est directeur du programme de premier cycle en développement de carrière.

Bernard Rivière

Département des sciences de l’éducation

Université du Québec à Montréal

Case postale 8888, succursale Centre-Ville

Montréal (Québec) Canada H3C 3P8

tél. :(514)987-3000(3871), télécopieur (514)987-4608

Courriel : riviere.bernard@uqam.ca

Références :

Bettelheim B. (1977) Le cœur conscient, Paris : Livre de poche, p 28

Reich W. (1975) Écoute petit homme, Paris : Payot, p.150 

Rivière, B., Jacques, J. (2001) Les jeunes et leurs représentations sociales de la réussite. In Lebrun M. (dir.) Les représentations sociales. Des méthodes de recherche aux problèmes de société.  Montréal : Logiques p.339-359

Rivière, B. (2002) Les jeunes et leurs représentations sociales de la réussite. Outremont : Logiques

Julie Després, Conseillère en gestion de carrière julie.despres@cjecc.org | www.cjecc.org 8500, Boulevard Henri-Bourassa | Québec, QC | G1G 5X1 Téléphone: 418.623.3300 | Télécopieur: 418.623.3340

 

 


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Lâcher prise…

De nos jours, on organise, on planifie, on rentabilise et on performe. On a l’habitude de s’ancrer dans une routine qui nous aide à fonctionner quotidiennement avec efficacité. À rentabiliser notre temps, à jongler avec les contraintes et les tâches familiales. Le problème, c’est qu’un jour ou l’autre, cette routine nous étouffe. Comme le dit l’expression : Métro, boulot, dodo, c’est une course contre la montre qui compose notre lot quotidien et nous fait perdre le sens de ce qui est important. À l’aire de la technologie où les machines, les ordinateurs et nos gadgets électroniques sont censés nous simplifier l’existence, où sont donc rendus la spontanéité, la créativité et le plaisir de vivre?

Prendre le temps n’a pas de place dans nos vies. Avec autant de contrôle sur nos existences, il n’est pas difficile d’imaginer que lorsque ce contrôle nous échappe, on panique et on angoisse. Le moindre égarement, la moindre perte d’équilibre peu nous effrayer, nous déstabiliser et nous laisser l’impression de vivre un échec. À un moment, il faut apprendre à Lâcher prise. Facile à dire me direz-vous? Vous avez entièrement raison! Lâcher prise, c’est épeurant, c’est angoissant, c’est quelque fois contre nos valeurs sociales… c’est quelques fois même impensable. Jusqu’au jour où on est confronté à ses propres limites et qu’on apprend, puisqu’il s’agit bien d’un apprentissage, à l’apprivoiser, à prendre le temps qui passe comme il vient.

Ne vous y méprenez pas, si aujourd’hui en lisant ceci vous vous dites que ça ne vous concerne pas, que vous être plus fort que les autres, que ce n’est pas nécessaire…prenez garde. La vie se chargera bien de vous l’enseigner à vous aussi. J’ai donc envie de vous partager un petit mot qui vous fera, je l’espère, du bien et vous aidera à pratiquer ce lâcher prise qui fait ho! combien de bien lorsqu’on s’en donne le droit!

Le lâcher prise…

Lâcher prise ce n’est pas se montrer indifférent, mais simplement admettre que l’on ne peut pas agir à la place des autres. Ce n’est pas couper les liens, mais prendre conscience qu’on ne doit pas avoir de contrôle vis-à-vis l’autre. Ce n’est pas être passif, mais bien reconnaitre son droit à faire des erreurs. C’est reconnaitre ses limites et les respecter. Ce n’est pas se blâmer ou vouloir changer mais bien donner le meilleur de soi-même et accepter que certaines choses ne dépendent pas de nous.

Lâcher prise ce n’est pas prendre soin des autres, mais se sentir concerner par eux et rester disponible. Ce n’est pas assister, mais encourager. Ce n’est pas juger, mais donner le droit aux autres d’être eux-mêmes. C’est leur laisser gérer leur propre destin, à leur image.

Lâcher prise c’est croire en soi. C’est croire que les autres sont aptes à prendre leurs propres décisions. C’est croire qu’ils sont aptes à suivre leurs propres chemins, même si nous ne sommes pas d’accord. Ce n’est pas les materner, mais leur permette d’affronter la réalité. C’est leur laisser le droit de s’épanouir et de trouver leur propre identité. Ce n’est pas influencer ni conseiller, mais simplement offrir son écoute et sa présence. Ce n’est pas critiquer ou corriger mais s’efforcer de laisser rêver et cesser de combattre sa propre nature, même si elle ne correspond pas aux attentes de l’extérieur.

Lâcher prise, c’est prendre chaque jour comme il vient et l’apprécier sans oublier de s’aimer. C’est, ne pas regretter le passé, mais apprendre de ses erreurs et profiter de l’instant présent. C’est grandir ici et maintenant en route vers l’avenir. C’est craindre de moins en moins pour s’aimer de plus en plus et se faire confiance.

Et vous, vous donnez-vous le droit de prendre du temps pour vous afin de simplement profiter de la vie? Que faites-vous pour vous faire plaisir? En espérant que ce petit mot vous apportera un peu de réconfort. Je vous invite à lire cet article qui m’a beaucoup inspiré, bonne lecture!

http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Interviews/Lacher-prise-c-est-accepter-ses-limites

Julie Després, Conseillère en gestion de carrière julie.despres@cjecc.org | www.cjecc.org 8500, Boulevard Henri-Bourassa | Québec, QC | G1G 5X1 Téléphone: 418.623.3300 | Télécopieur: 418.623.3340


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Lorsque la confiance de l’autre vis-à-vis moi me propulse vers l’avant…

Avez-vous déjà croisé sur votre route une ou des personnes qui ont cru en vous plus que vous ne le faisiez vous-même? Peut-être ces personnes ont vu avant vous vos forces, votre potentiel, vos talents? Vous, vous receviez peut-être de telles révélations d’une oreille timide en n’y croyant pas vraiment. Ça ne passait pas… pris que vous étiez dans vos propres limites, blessures du passé, croyances ou encore vos propres jugements. Mais, malgré tout, vous vous êtes laissés atteindre par la douceur, l’acceptation inconditionnelle et l’attitude de non-jugement de cette personne. Ça vous a fait du bien! Quelqu’un vous voit enfin tel que vous êtes et reconnait votre valeur personnelle. Quelqu’un vous croit à la hauteur de vos rêves et de vos aspirations! Tel un bon parent envers son enfant, vous avez peut-être reçu des messages du genre : J’ai confiance en toi, je sais que tu peux réussir ou encore Tu peux être fier de qui tu es…

Même si ça ne passe pas au début, il arrive que les graines semées par ces précieuses personnes rencontrées sur votre chemin atteignent un sol plus fertile avec le temps, un sol maintenant devenu prêt à accueillir ces graines de vérité à votre sujet… et qui sait si elles ne donneront pas naissance à de merveilleuses fleurs qui ne demandent qu’à s’épanouir…Et si ce n’est pas encore arrivé pour vous, prêtez l’oreille et ouvrez votre cœur…

Par le biais de ce billet aujourd’hui, j’aimerais vous partager et peut-être vous faire connaître un artiste auteur-compositeur-interprète qui m’est cher et qui écrit de merveilleux textes. Il s’agit d’Alexandre Poulin, un ancien prof de français qui a écrit, entre autres chansons, celle de l’Écrivain. Je vous laisse apprécier cette chanson touchante qui s’inspire d’une histoire vraie et qui, à mon sens, rend hommage à toutes ces personnes rencontrées dans notre vie qui ont eu foi en nous et qui ont contribué à ce que nous sommes aujourd’hui…

Recherchez l’extrait de l’Écrivain dans:

www.alexandrepoulin.com 

Bonne écoute!

Karine Diamond, Conseillère d’orientation/Psychothérapeute karine.diamond@cjecc.org  | www.cjecc.org 8500, Boulevard Henri-Bourassa | Québec, QC |  G1G 5X1 Téléphone: 418.623.3300 | Télécopieur: 418.623.3340